Vesting entre cofondateurs : comment ça marche en France

5 min de lectureMis à jour le 31 octobre 2026

Le vesting répond à une question simple : que se passe-t-il si ton associé part au bout de six mois avec 50 % de la société ? Sans mécanisme prévu, il garde ses parts. Avec un vesting, il ne garde que ce qu'il a « gagné » par son temps passé.

Le principe

Les parts d'un cofondateur s'acquièrent progressivement. Le schéma le plus courant : 4 ans, avec un « cliff » d'un an. Si l'associé part avant un an, il ne conserve rien (ou très peu) ; après, il acquiert ses parts mois après mois jusqu'à 100 % au bout de 4 ans.

Comment on le met en place en France

Le droit français ne prévoit pas le vesting tel quel. En pratique, les associés reçoivent toutes leurs actions dès le départ, et le pacte d'associés prévoit une promesse de vente : en cas de départ, l'associé s'engage à revendre aux autres une partie de ses actions, à un prix qui dépend de la date et des conditions du départ (good leaver / bad leaver).

La SAS est la forme la plus adaptée, grâce à la liberté de rédaction de ses statuts et du pacte.

Les bons réglages

  • Durée : 3 à 4 ans, la durée réaliste pour construire une société.
  • Cliff : 6 à 12 mois, le temps de vérifier que l'association fonctionne.
  • Accélération : prévoir ce qui se passe en cas de revente de la société.
  • Symétrie : le même vesting pour tous les cofondateurs, toi compris.

Questions fréquentes

Le vesting est-il mal vu par les associés ?+

Rarement quand il s'applique à tout le monde. Il rassure aussi les investisseurs, qui le demandent souvent lors d'une levée.

Peut-on mettre un vesting après la création ?+

Oui, en signant un pacte d'associés plus tard, mais il faut l'accord de tous les associés concernés.

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